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Feuilles, châtaignes et cabanes : nos activités d'automne à la maison

Herbier, empreintes de feuilles, compote, cabane du salon : nos idées simples pour faire entrer l'automne à la maison quand il pleut.

Feuilles, châtaignes et cabanes : nos activités d'automne à la maison

Il y a ces après-midis d'octobre où la lumière baisse dès le goûter, où la pluie tambourine sur les vitres et où les enfants tournent en rond dans le salon. L'automne a pourtant de quoi remplir des heures entières, à condition de le faire entrer à la maison. Des feuilles ramassées en chemin, quelques châtaignes, un vieux drap : il n'en faut pas plus pour transformer un jour gris en petit moment à soi. Voici nos idées préférées, simples, sans matériel compliqué, et qui laissent toute la place à l'imagination.

Commencer par la promenade aux trésors

Tout commence souvent dehors, même dix minutes, entre deux averses. Au square ou sur le chemin de l'école, on remplit un sac en papier de feuilles rousses, de glands, de bogues de châtaignes, de petites branches et de pommes de pin. Chaque enfant a sa mission : la feuille la plus rouge, la plus grande, la plus bizarre. De retour à la maison, on étale le butin sur la table, on trie par couleur ou par taille, et la collection devient déjà un jeu.

Avec les plus petits, ce simple tri occupe longtemps : on compare, on touche, on sent l'odeur de la mousse et de l'écorce. Les plus grands, eux, aiment donner un nom à chaque trouvaille, et la promenade se prolonge en petite enquête de naturaliste.

Ce qu'on fait avec les feuilles

Les feuilles bien sèches entrent dans un herbier : on les glisse quelques jours entre deux pages d'un gros livre, puis on les colle dans un cahier avec la date et le lieu de la cueillette. Au fil des semaines, l'herbier raconte la saison.

Les feuilles encore souples se prêtent aux empreintes : un peu de peinture sur la face nervurée, une pression sur une feuille blanche, et les nervures apparaissent comme par magie. On peut aussi poser une feuille de papier dessus et frotter doucement avec le côté d'une craie grasse : la forme se révèle peu à peu, et l'effet surprend à chaque fois.

Enfin, avec un carton découpé en anneau, un peu de colle et toutes les feuilles de la collection, on fabrique une couronne d'automne à accrocher à la porte. Les glands et les pommes de pin y trouvent leur place, et toute la maison profite de la récolte.

L'automne en cuisine

Octobre est la saison des pommes, et une compote maison est une activité parfaite à partager. Les enfants lavent les fruits, les grands épluchent avec un économe, les petits remuent et goûtent. L'odeur de cannelle envahit la cuisine, et le goûter se prépare tout seul.

Les châtaignes ramassées font aussi leur petit effet. L'adulte se charge de les inciser et de les griller, les enfants les épluchent une fois tièdes, en se brûlant un peu les doigts et en riant beaucoup. On peut terminer par une soupe de courge toute orange, où chacun ajoute sa garniture : graines grillées, croûtons, filet de crème.

La cabane du salon

Quand la pluie s'installe pour de bon, rien ne vaut une cabane. Deux chaises, un drap, quelques coussins et une guirlande lumineuse suffisent à créer un refuge. On y emporte des livres, une lampe de poche, un plaid, et le salon devient une forêt. Les enfants y inventent des histoires, y goûtent, y lisent, et parfois s'y endorment.

Pour prolonger la magie, on peut y installer un petit théâtre d'ombres : une lampe derrière le drap, des silhouettes découpées dans du carton noir, un hibou, un écureuil, un renard. Chacun raconte à son tour, et l'automne devient un conte.

Des jeux qui sentent la forêt

Les trésors de la promenade servent encore. Le jeu de Kim, par exemple : on dispose une dizaine d'objets sur un plateau, on en retire un pendant que l'enfant ferme les yeux, et il doit deviner lequel a disparu. On peut aussi fabriquer un loto des couleurs avec des feuilles, ou des petits personnages avec des glands, des allumettes et des yeux dessinés au feutre.

Ces jeux n'ont rien de spectaculaire, et c'est justement leur force : ils prennent le temps de la saison, ralentissent le rythme et laissent les enfants inventer leurs propres règles.

Selon l'âge, on adapte

Avant 3 ans, on reste sur le sensoriel : un bac rempli de feuilles sèches dans lequel on plonge les mains, des glands à transvaser d'un bol à l'autre sous l'œil d'un adulte, des feuilles à froisser pour le plaisir du bruit. Entre 3 et 6 ans, place au collage, à la peinture et aux couronnes, avec une étape à la fois. Après 6 ans, les enfants aiment les projets qui durent : l'herbier tenu toute la saison, un carnet d'observation de l'arbre devant la fenêtre, ou une recette qu'ils réalisent presque seuls. Dans tous les cas, on laisse le résultat être imparfait : c'est le moment passé ensemble qui compte.

Pour prolonger

Quand l'envie de créer déborde de la table du salon, quelques adresses prennent le relais.

  • À l'Atelier Grand Coloriage, rue de Seine, les enfants créent dès 3 ans aux côtés d'artistes, les mercredis et samedis, et repartent avec leur œuvre à la feuille d'or.
  • Au Grand Palais, l'atelier Paysages en morceaux invite les 6-10 ans à composer des paysages de couleurs en collage, en écho à l'exposition Cezanne et nous.
  • À la Ferme de Gally, à Saint-Cyr-l'École, on presse son propre jus de pommes, on fait son pain et on assiste au nourrissage des animaux, chaque soir à 17 h 30.

L'automne à la maison, c'est finalement l'art de faire beaucoup avec presque rien. Une poignée de feuilles, un après-midi devant soi, et la saison devient un terrain de jeu.

Publié le par La Cachette

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