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Vacances de la Toussaint à Paris : nos sorties avec les enfants, par tous les temps

Festival de cinéma, ballets, musées où l'on a le droit de toucher et salles pour se dépenser : nos adresses pour quinze jours de vacances, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau.

Vacances de la Toussaint à Paris : nos sorties avec les enfants, par tous les temps

Deux semaines sans école, du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre, et une météo qui hésite entre feuilles dorées et averses franches. Les vacances de la Toussaint ont ce charme un peu flottant : on a envie de sortir, mais il faut souvent un plan B au sec. Alors on a rassemblé nos adresses préférées pour ces quinze jours, des rendez-vous qui n'existent que maintenant aux valeurs sûres qui sauvent les après-midis de pluie.

Les rendez-vous qui n'ont lieu que pendant ces vacances

Pendant une semaine, du 21 au 27 octobre, Mon Premier Festival transforme 21 salles et lieux culturels parisiens en royaume du cinéma jeune public. Plus de cent films sur le thème « Dans tous les sens » : avant-premières, films cultes, ciné-concerts, ateliers, et même des séances pensées pour les tout-petits. Un jury d'enfants remet son prix, et la séance est à 4,50 € : de quoi multiplier les découvertes sans compter.

Au Jardin d'Acclimatation, les citrouilles laissent la place à la fête des morts mexicaine jusqu'au 1er novembre. Avec Día de los muertos, on se fait maquiller en calavera, on danse avec les mariachis d'Arrieras Somos, et on redécouvre les attractions dans leur version mexicaine, de la rivière envoûtée au labyrinthe maya. Une façon joyeuse et colorée de vivre la Toussaint, bien plus originale qu'un énième Halloween.

Les spectacles qui font briller les yeux

Pile pour le début des vacances, Le Lac des cygnes arrive à la Scène Parisienne dans une version taillée pour les enfants, dès 2 ans. Une heure et demie de Tchaïkovski, de tutus, d'un prince et d'un sorcier : l'introduction rêvée au ballet, celle qui laisse les petits suspendus du premier au dernier pas.

Pour ceux qui ont déjà 5 ans, Ballet of Lights raconte La Belle au bois dormant dans le noir complet. Les six danseurs portent des costumes phosphorescents qui s'allument à chaque mouvement, et chaque pirouette dessine une traînée de lumière. Le spectacle dure une heure pile, le bon format pour garder les plus jeunes captivés.

Et si la tribu connaît les répliques par cœur, direction les Folies Bergère pour Shrek le Musical, dès 3 ans. L'ogre, Fiona, l'Âne bavard et le dragon chantent et dansent sur une partition pop rock et funky. On compte 2 h 15 de grand spectacle, où les parents rient autant que les enfants.

Les musées où l'on a (presque) tous les droits

Au Musée Grévin, la règle habituelle des musées s'inverse : ici, on touche, on se prend en photo, on imite les poses des célébrités de cire. Les enfants voudront un selfie avec à peu près tout le monde, et l'atelier de fabrication explique comment naît une statue, du choix de la pose aux dernières touches de peinture. La réservation en ligne est conseillée pendant les vacances.

Juste à côté de l'émerveillement, il y a le vertige : le Musée de l'Illusion aligne 70 expériences interactives, trompe-l'œil, salle des glaces et puits sans fond. On prévoit environ une heure trente pour tout tester, et autant de « encore une fois ! ».

Pour les curieux de tous âges, la Cité des sciences reste une valeur sûre des jours gris. Entre la Cité des bébés, la Cité des enfants et les grandes expositions, chacun trouve son niveau, et la science devient un terrain de jeu. On y passe facilement deux heures, à regarder les enfants apprendre sans même s'en apercevoir.

Enfin, les fans de cartes et de jeux vidéo filent au Musée en Herbe pour l'exposition Pokémon, dès 3 ans, jusqu'au 3 janvier. Masque sur le nez, on suit un jeu de piste qui montre comment Mucha, Mondrian, Munch ou Van Gogh ont inspiré les illustrateurs de cartes. Une aventure qui réunit les générations, entre nostalgie des parents et découvertes des enfants.

Pour se dépenser quand il pleut

Certains jours, il faut surtout que ça bouge. À Hapik Clichy, dès 4 ans, les murs d'escalade colorés transforment la grimpe en jeu vidéo grandeur nature. Grâce à l'auto-assurage, les enfants progressent seuls et prennent confiance à chaque prise ; au-delà d'1,20 m, le parcours accrobranche en hauteur les attend.

Aux portes de Paris, Nikito Alfortville réunit tous les âges sous un même toit : trampolines inclinés, trapèze, parcours ninja et laser game pour les grands, plaine de jeux sur deux étages et espace d'éveil pour les plus petits. Chaussettes antidérapantes aux pieds, toute la tribu repart lessivée, et c'est un peu le but.

Et avec les tout-petits ?

Les vacances de la Toussaint ne sont pas réservées aux grands. Le Lac des cygnes accueille les enfants dès 2 ans, et Mon Premier Festival prévoit des séances pensées spécialement pour les plus jeunes spectateurs. À la Cité des sciences, la Cité des bébés leur offre un espace à leur mesure, où l'on peut toucher, empiler, observer sans craindre de déranger. Chez Nikito, l'espace d'éveil laisse les petits explorer pendant que les aînés se dépensent un peu plus loin. Avec eux, on choisit des formats courts, on part après la sieste, et on accepte de repartir plus tôt que prévu : une heure réussie vaut mieux qu'une journée épuisante.

Nos petites astuces pour ces quinze jours

  • On réserve les spectacles et les séances de festival dès maintenant : les vacances remplissent vite les salles.
  • On alterne une grosse sortie et une journée cocon, pour que les vacances restent des vacances.
  • On garde toujours une adresse couverte en tête, pour les jours où le ciel en décide autrement.

Que la Toussaint soit douce ou pluvieuse, Paris ne manque pas de refuges pour les enfants. Il ne reste qu'à choisir, et à profiter de ces deux semaines où l'on a enfin le temps.

Publié le par La Cachette

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