La Cachette

Vacances sans les parents : les clés pour qu’ils les vivent bien

Colonie, séjour chez les grands-parents, camp d’été : que faire pour qu’enfants et parents le vivent sereinement.

Vacances sans les parents : les clés pour qu’ils les vivent bien

Comprendre ce qui se joue chez eux.
La séparation, même courte, même désirée, active chez l'enfant le système d'attachement. Ce n'est ni une faiblesse ni une régression, c’est naturel. Un enfant qui pleure au départ n'est pas un enfant qui va mal, ni rassurez-vous, un enfant que vous traumatiser. C'est un enfant qui est bien attaché à ses parents, et qui l’exprime.

Avoir le bon timing

En parler quelques jours avant suffit. Plus on en parle, et plus on prépare l’enfant, plus on en fait une montagne.Pour rassurer, on évite de multiplier les répétitions anxieuses qui finissent par installer un stress inutile. On utilise des repères temporels adaptés à l'âge ("tu rentres quand la semaine est finie", "dans cinq dodos"). On évite aussi les appels le soir, au moment du coucher.

Le totem

Un tee-shirt avec votre odeur, une petite photo glissée dans sa trousse de toilette, un carnet de mots doux à ouvrir chaque : ces totems transitionnels ont une vraie efficacité, notamment chez les moins de 7 ans. Pas besoin d'en faire un rituel élaboré, c'est la présence symbolique qui compte.

Leur laisser leur espace

Appeler toutes les deux heures, demander des nouvelles en temps réel, scruter les photos de groupe : ça rassure les parents, mais ça envoie à l'enfant le signal que la situation est effectivement inquiétante. Convenir d'un moment d'appel fixe et s'y tenir, c'est mieux pour tout le monde.

Si ça se passe mal

Un enfant qui ne mange plus, qui ne dort plus, qui ne joue plus au bout de 48 heures mérite qu'on rentre le chercher, sans culpabilité et sans en faire un échec. La séparation se travaille par étapes, pas par immersion forcée. Il y aura d'autres étés.

Crédit illustration : Martyna Czub books

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